Interpellée, au nom du « Collectif national pour la coparentalité et la résidence alternée » http://www.collectif-coparentalite.com http://www.collectif-coparentalite.com Les mesures qu’elle envisage « en faveur de l'implication des pères dans le parentage ».Ségolène Royal répond………. « Tout d'abord, je souhaite vous rappeler que, convaincue du fait que la continuité du lien de l'enfant avec ses deux parents est un droit de l'enfant mais aussi un droit des pères et des mères à un partage plus égalitaire des temps et des rôles, j'ai, en ma qualité de ministre déléguée à la famille, à l'enfance et aux personnes handicapées, conduit une action volontariste en faveur de la sécurisation du double lien de l'enfant à ses deux parents. En constitue une illustration forte le partage de l'autorité parentale, même en l'absence de résidence commune des deux parents, institué par la loi du 4 mars 2002 que j'ai fait voter. A également été créé, à mon initiative, le congé de paternité grâce auquel les pères, en participant activement à l'arrivée de l'enfant, sont reconnus dans leur rôle et y prennent toute leur place au plus tôt. Ce congé a eu un grand succès dès sa création puisque plus de 300 000 pères en ont bénéficié dès 2002 et que près des deux tiers des pères concernés y ont eu recours en 2003 comme en 2004. Je vous rappelle enfin la mise en ouvre du livret de paternité dont l'objet est de souligner la place et le rôle du père et de lui apporter, dès avant la naissance de l'enfant, toutes les informations juridiques et pratiques nécessaires. Le principe de la résidence alternée, que promouvait la loi du 4 mars 2002, en fut aussi une importante mesure symbolique et il n'est pas acceptable que des résistances, fondées sur des représentations traditionnelles des rôles des père et mère, en limitent la mise en ouvre. Cela montre une fois de plus que le vote de textes, aussi important soit-il du point de vue des principes qu'ils affirment et des nouveaux repères qu'ils créent, n'est pas suffisant et doit être conforté par des mesures concrètes de soutien et d'accompagnement au travers de politiques publiques volontaristes. Ainsi faut-il, dans ce domaine, donner aux parents les moyens d'assurer ce double lien en prenant en compte, dans la politique du logement ou les politiques fiscales et sociales, les situations ainsi créées. Enfin, le développement de la médiation familiale, en aidant les adultes à surmonter leurs conflits, est de nature à éviter que les enfants en soient l 'enjeu au prix d'une grande souffrance, et à permettre, dans un contexte apaisé, le respect des aspirations et des droits des deux parents. » Certes quelques avancées depuis 2002 ne sont pas négligeables, toutefois je ne partage pas l’analyse qui est faite sur « le principe de la résidence alternée, que promouvait la loi du 4 mars 2002 » Dès lors qu’en met en place « une mesure symbolique »c'est vrai importante, si dans la pratique on constate des résistances fondées sur des représentations traditionnelles, pour faire échec à sa mise en œuvre, politiquement si on est convaincu que le principe est juste, on doit faire preuve de volontariste pour affirmer ce principe. Mme Ségolène Royal a montré qu’elle savait être volontaire en déclarant sur les violence conjugales que sa première proposition de loi serait en faveur de la protection des femmes, j’aurais aimé un volontarisme identique pour la résidence alternée et la protection des pères, dans le même état d’esprit que l’exprime une femme sur le site désir d’avenir. http://desirsdavenir50.hautetfort.com/archive/2006/10/27/residence-alternee-en-danger.html Je partage l'idée de "politique volontariste d'accompagnement" du double lien ( logement,allocations sociales, fiscalité etc...)ainsi que "l'avis" que résoudre le conflit par la médiation, lorsqu'elle peut être mise en oeuvre, c'est l'idéal, mais on sait qu'en France elle est très peu mise en oeuvre 0,5%à 1% des situations conflictuelles, avec un taux d réussite de 25%; Il ne faudrait pas que ce soit le "jocker"que les politiques sortent pour botter en touche sur leur volonté ou pas d'agir pour rendre effective la pratique de l'alternance de la résidence de l'enfant dans le cadre des séparations, d'autant plus que dans des pays ou la médiation est développée depuis plusieurs années,(USA) elle ne dépasse pas un taux de 4% au niveau de sa mise en oeuvre. Pour entrer en "médiation" il faut être deux, et il ne faut pas qu'un des deux ait "tout pouvoir". |